Le Laboratoire André-E.-Lalonde de spectrométrie de masse par accélérateur obtient un financement de 2,6 M$ de la Fondation canadienne pour l’innovation

Publié le lundi 9 janvier 2017

La Fondation canadienne pour l’innovation a accordé une subvention de 2,6 millions de dollars au Laboratoire André-E.-Lalonde de spectrométrie de masse par accélérateur (SMA) dont la recherche de calibre mondial vise à détecter et à analyser les traces d’isotopes en concentrations très faibles à partir d’échantillons naturels. Les applications de ces recherches comprennent la détermination des mouvements de circulation des océans, le contrôle de l’utilisation et du stockage de matières nucléaires ainsi que la datation au radiocarbone de la période précise où les peuples autochtones du Yukon d’aujourd’hui sont passés de la chasse à la lance à l’utilisation de l’arc et des flèches.

« Nos chercheurs sont des chefs de file à l’échelle internationale dans la mise au point de nouvelles technologies qui repoussent les limites des applications en SMA, et dans la création de nouveaux partenariats avec le secteur privé », a déclaré Mona Nemer, vice-rectrice à la recherche de l’Université d’Ottawa. « La Fondation canadienne pour l’innovation nous aide ainsi à soutenir notre milieu de recherche qui offre aux étudiants une formation pratique préparant la prochaine génération d’innovateurs au Canada. »

Le Laboratoire explore diverses questions environnementales, comme la contamination du sol et de l’eau découlant des activités nucléaires et de l’exploitation des sables bitumineux. Ce sont des chercheurs de l’Université d’Ottawa au Laboratoire de SMA qui ont fourni les données publiées dans un récent rapport de l’Ontario Power Generation sur le traitement proposé des déchets nucléaires à la centrale nucléaire Bruce près de Kincardine, en Ontario.

Dr Liam Kieser

Une infime quantité est placée dans le contenant gris que tient Liam Kieser dans sa main gauche pour ensuite être chargée dans le SMA pour en mesurer les isotopes.

« La qualité de nos équipements et de notre personnel est sans pareil. Matt Herod, un de nos étudiants diplômés, a détecté des traces infimes de retombées radioactives de Fukushima dans les eaux de pluie recueillies à Vancouver et au Yukon », a affirmé Liam Kieser, directeur du laboratoire SMA. « Ces traces étant infiniment plus faibles que les niveaux de radiation naturels et sécuritaires environnants, nous avons ainsi démontré le degré de sensibilité qui est possible dans ce domaine en pleine évolution. »

La subvention permettra d’assurer un soutien au Laboratoire de SMA qui a commencé à installer son équipement exactement trois ans avant l’annonce d’aujourd’hui.

« Au sein de la communauté des chercheurs en SMA, le bruit s’est répandu que les experts du domaine ont pleinement confiance dans la qualité de nos données », a déclaré Ian Clark, professeur au Département des sciences de la Terre et membre du comité de direction du Laboratoire. « Nous avons une renommée à l’échelle nationale et internationale comme l’un des meilleurs laboratoires au monde dans notre domaine. »

Haut de page