Tour d’horizon des chaires de recherche : l’Université d’Ottawa reconnaît des chercheurs de haut niveau

Publié le mercredi 17 janvier 2018

L’automne dernier, pour couronner une année exceptionnelle en recherche, l’Université d’Ottawa s’est vue décernée quatre Chaires de recherche du Canada du programme fédéral, qui investit chaque année 265 millions de dollars pour attirer et retenir les chercheurs de haut niveau. De plus, l’Université a octroyé quatre chaires de recherche de l’Université à des professeurs, en reconnaissance de leurs réalisations remarquables en recherche et de leurs compétences exemplaires en enseignement.

« L’attribution des chaires nous permet de reconnaître l’excellence dans des domaines de recherche stratégiques pour l’Université d’Ottawa », a souligné le vice-recteur à la recherche intérimaire, Sylvain Charbonneau. « Ces professeurs ouvrent tous de nouvelles voies dans leurs disciplines respectives, en faisant progresser les connaissances tout en contribuant à des dossiers cruciaux d’ordre national et international. »

Les plus récents titulaires sont :

 

Chaires de recherche du Canada

Robert Boyd, Faculté des sciences, Chaire de recherche du Canada en optique non linéaire quantique

En tant que chef de file international en optique non linéaire, Robert Boyd a contribué à faire connaître au monde entier le programme de recherche en photonique de l’Université d’Ottawa. Ses recherches fondamentales sur les interactions entre la lumière et la matière continuent de révolutionner le domaine. Ses recherches permettront de développer de nouvelles technologies visant à améliorer les communications optiques, à concevoir des spectromètres d’une précision inégalée et à rehausser la sécurité en matière de transmission d’informations.

Ian Kerr, Faculté de droit, Chaire de recherche du Canada en éthique, en droit et en technologie

Reconnu mondialement pour son expertise en droit relatif à Internet et au respect de la vie privée, Ian Kerr est un pionnier dans le secteur en pleine croissance des lois et des politiques entourant la robotique et l’intelligence artificielle. Ses recherches traitent de la nécessité de comprendre les risques et les possibilités de la présence accentuée de robots et de l’intelligence artificielle dans notre vie quotidienne, ainsi que les questions juridiques, éthiques et politiques qui y sont reliées.

Juan (Tito) Scaiano, Faculté des sciences, Chaire de recherche du Canada en photochimie appliquée

En tant que directeur fondateur du Centre de recherche sur les matériaux de pointe (CAMaR) de l’Université d’Ottawa, Tito Scaiano se spécialise dans l’utilisation de la lumière dans le cadre de recherches sur la catalyse et les nouvelles substances. Ses recherches visent à améliorer notre compréhension des procédés catalytiques et photocatalytiques au niveau moléculaire, et pourraient permettre des avancées en spectroscopie et dans les domaines énergétique et biomédical.

Teresa Scassa, Faculté de droit, Chaire de recherche du Canada en politiques et droit de l’information

Teresa Scassa est l’une des expertes canadiennes les plus reconnues dans les domaines de la propriété intellectuelle, du respect de la vie privée, et du droit et de la technologie. Ses recherches actuelles ont pour objectif de faire progresser les connaissances ainsi que les cadres législatifs et stratégiques en matière de propriété et de contrôle d’un ensemble de données, notamment les renseignements personnels. Son travail de recherche est essentiel à l’élaboration des politiques et des lois relatives à l’information, et contribue à alimenter les débats internationaux sur ces enjeux.

 

Chaire de recherche de l’Université d’Ottawa

André Beauchemin, Faculté des sciences, Chaire de recherche de l’Université en chimie organique de synthèse

Les recherches d’André Beauchemin portent sur les liens entre la chimie organique et médicale, et la catalyse. Il travaille sur le développement de nouvelles réactions et de nouveaux catalyseurs nécessaires à la synthèse de molécules contenant de l’azote. Ces recherches sont importantes pour la fabrication de médicaments, puisque la structure de plus de 90 % des produits pharmaceutiques sur le marché contient au moins un atome d’azote.

Pascale Fournier, Faculté de droit, Chaire de recherche de l’Université sur le pluralisme juridique et le droit comparé

Les recherches de Pascale Fournier sur les recoupements entre le droit religieux et séculier, selon une perspective féministe, se sont démarquées partout dans le monde. Elle s’intéresse à l’accès à la justice, particulièrement pour les femmes et les enfants appartenant à des groupes minoritaires. Elle souhaite orienter ses prochaines recherches vers les répercussions du droit familial religieux sur les femmes au Liban, et les conséquences de la migration du droit familial religieux libanais au Québec par l’entremise du droit international privé.

Julie Morand-Ferron, Faculté des sciences, Chaire de recherche de l’Université en écologie cognitive

On connaît très peu de choses sur la rapidité avec laquelle les changements environnementaux affectent les comportements et les propriétés cognitives des animaux sauvages. Julie Morand-Ferron joue un rôle de premier plan dans l’élaboration d’une nouvelle sous-discipline de la biologie : l’écologie évolutive de la cognition. Elle étudie les causes écologiques et les conséquences évolutives des variations en matière de capacités cognitives – comme l’apprentissage, la mémoire, la prise de décision – chez les populations d’oiseaux.

Dawn Stacey, Faculté des sciences de la santé, Chaire de recherche de l’Université sur le transfert des connaissances aux patients

Le transfert des connaissances consiste à rendre accessible des éléments probants tirés de la recherche pour permettre la prise de décisions éclairées. Les recherches de Dawn Stacey visent à élaborer et à évaluer des outils de transfert des connaissances, pour encourager les patients et leur famille à prendre des décisions en matière de soins de santé. La chercheuse a aussi dirigé l’élaboration et la mise en œuvre de guides de pratiques sur les symptômes du cancer, afin d’aider les infirmières à aider leurs patients à s’auto-soigner et à gérer au bon moment les symptômes plus sévères. Son travail a inspiré l’adoption de politiques en matière de santé au Canada et dans le monde.

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