Jacqueline Best

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Jacqueline Best

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Jacqueline Best

Biographie

Faculté des sciences sociales
École d'études politiques

Portée de la recherche

Le travail de Jacqueline Best porte sur les relations internationales, tout particulièrement sur la gouvernance des finances internationales et l’éthique de la mondialisation économique. Mme Best approfondit les questions relatives à la manière dont les transformations sociales et culturelles entrecroisent les politiques et les marchés financiers. Pour ce faire, elle étudie les questions de moralité en économie politique en se concentrant, dans une recherche empirique, sur les discours concernant les politiques.

Pertinence de la recherche

L’analyse incisive que fait Mme Best de l’ambiguïté qui règne dans la gouvernance financière mondiale est considérée internationalement comme une vision puissante qui permet de comprendre et réinterpréter de manière fondamentale les 60 dernières années de l’histoire financière internationale. Ses plus récents travaux portent sur les dimensions éthiques de la finance et du développement économique international et l’on s’attend à ce qu’ils aient un impact sur les développements de politiques de grandes organisations internationales comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.

Disséquer les discours internationaux

En combinant des idées théoriques originales à des recherches empiriques significatives, Mme Best arrive à combler l’écart séparant la théorie de la pratique. Ce faisant, elle exerce déjà un profond impact sur l’étude des questions financières et monétaires internationales, et ce, durant les quatre premières années de son travail de recherche postdoctoral.

Son premier ouvrage, The Limits of Transparency, publié chez Cornell University Press, remet en question les acceptions politiques et économiques largement répandues voulant que l’incertitude soit toujours un problème et que la transparence est la meilleure solution. Dans son engagement consciencieux envers les politiques passées et présentes du FMI, son livre soulève des questions politiques significatives et s’adresse aux universitaires œuvrant dans les domaines de l’économie politique, des relations internationales, de l’histoire économique et de la sociologie politique. Ses écrits ont même été cités par le FMI dans sa dernière étude sur sa propre politique de transparence.

Mme Best est également considérée comme l’une des pionnières de la perspective constructiviste en économie politique. Cette école de pensée émergente cherche à explorer de manière critique le rôle central que jouent les idées dans la mise en forme des lignes de conduite relatives aux politiques et à l’économie. En poursuivant ces recherches innovatrices, elle se concentre sur les défis qui surgissent au niveau de la gouvernance internationale au lendemain des crises financières et de développement des années 90.

Plus récemment, Mme Best a entrepris l’étude du rôle de la moralité et de l’éthique dans la gouvernance économique internationale. Pour ce faire, elle a étudié le changement récent survenu dans les déclarations publiques et les politiques du FMI et de la Banque mondiale. Ces organismes utilisent aujourd’hui des termes moraux et politiques explicites dans leur politique de réforme alors qu’ils ont eu recours pendant des décennies, en ce qui concerne leurs politiques, à des justifications à caractère neutre et technique. Ces recherches sont considérées par ses collègues comme un champ de recherche créatif, important et trop peu étudié, et Mme Best exercera un impact important au niveau international.

L’année prochaine, elle prévoit également réunir des chercheurs de haut niveau en provenance du Canada, des États-Unis et de l’Europe. Cette rencontre aura pour but de discuter du développement d’une nouvelle approche concernant l’étude des questions économiques, une approche surnommée « l’économie politique culturelle ». Elle compte ainsi étudier les façons dont les activités économiques sont toujours inscrites dans les pratiques culturelles.

Récompenses et réalisations

  • Prix jeune chercheur ou chercheuse de l'année (2006)
  • Finaliste pour le British International Studies Association International Political Economy Group Book Prize, 2006
  • Bourse d’atelier de recherche, Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (classée au 6e rang par le comité), 2006-2007
  • Bourse de recherche ordinaire, Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (classée au 10 e rang par le comité), 2005-2007
  • Bourse Newcombe Dissertation, Woodrow Wilson Fellowship Foundation, 2001
  • Bourse de recherche du Institute for the Study of World Politics Dissertation, 2001
  • Bourse de recherche Margaret McWilliams, Fédération canadienne des femmes diplômées des universités, 2001
  • Bourse d’enseignement du doyen, Johns Hopkins University, 2001
  • Bourse de recherche James Hart, Johns Hopkins University, 2001
  • Bourse de recherche George E. Owen, Johns Hopkins University, 1997-2001
  • Bourse de recherche du Département de sciences politiques, Johns Hopkins University, 1997-2001
  • Bourse de recherche doctorale du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, 1997
  • Bourse de recherche du Commonwealth, Royaume-Uni, 1996
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