Mot du recteur et de la vice-rectrice à la recherche

Allan RockAllan Rock
Recteur et vice-chancelier

Un riche voyage de découvertes

En tant que communauté universitaire, l’Université d'Ottawa est consciente qu’une pluralité de perspectives enrichit l’éducation et les découvertes de chacun. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles l’Université, bâtie sur des terres ancestrales algonquines, accorde une importance primordiale à l’intégration des communautés autochtones et à la diffusion du savoir, de l’histoire et des cultures autochtones à la base de notre pays.

Le Conseil de l’éducation autochtone – composé notamment de professeurs, d’étudiants et de représentants d’organisations autochtones – témoigne justement de cet engagement. Ce conseil vise à accroître la sensibilisation culturelle à l’Université et à tisser des liens importants avec les communautés autochtones dans divers projets de recherche. Même chose pour le Centre de ressources autochtones et la nouvelle conseillère principale aux affaires autochtones, qui collaborent à l’élaboration de programmes d’aide aux étudiants inuits, métis et des Premières Nations. Cet engagement transparaît également dans le nom du pavillon qui accueille l’Institut d’études canadiennes et autochtones, choisi en l’honneur de l’Aîné et chef spirituel algonquin William Commanda.

Répondant toujours à l’appel à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, l’Université intensifie aussi ses efforts pour recruter et retenir plus d’étudiants inuits, métis et des Premières Nations, et pour intégrer plus de connaissances et de méthodes d’enseignement autochtones dans ses programmes.

Sur une note plus personnelle, il s’agit de mon dernier numéro de Perspectives sur la recherche à titre de recteur de l’Université d’Ottawa. Ce fut un réel privilège de souligner les forces de l’Université en recherche au cours des huit dernières années, et de terminer en présentant les grands projets sur les enjeux autochtones mis de l’avant dans notre Université.

Comme on dit en langue algonquine, meegwetch et madjacin. Merci et au revoir.


Mona NemerMona Nemer
Professeure et vice-rectrice à la recherche

Investir dans notre avenir commun

La nature de la recherche autochtone a radicalement changé depuis 20 ans. Au Canada et partout dans le monde, il est désormais essentiel de faciliter les études participatives qui favorisent une meilleure compréhension des conditions historiques, sociales et économiques des populations autochtones pour bâtir des communautés dynamiques et autonomes.

Dans l’esprit de la Commission de vérité et réconciliation, qui a ramené des enjeux primordiaux à l’avant-plan pour bien des gens, l’Université d’Ottawa travaille en collaboration depuis longtemps déjà à améliorer la recherche par et avec les Autochtones. Depuis plus d’une dizaine d’années, par exemple, le Programme autochtone de la Faculté de médecine recrute et aide des étudiants autochtones tout au long de leur formation médicale. Dans la même veine, le Groupe de recherche en santé indigène de la Faculté des sciences de la santé étudie les effets d’améliorer l’accès à des aliments nutritifs dans les communautés des Premières Nations du Nord depuis 2006.

Qu’ils étudient les effets du changement climatique, de l'alimentation et de l'extraction de ressources naturelles sur les communautés et les écosystèmes nordiques, ou qu’ils consolident nos connaissances en droit ou sur les droits de la personne pour constituer un centre d’expertise en droit autochtone et en droits des peuples autochtones, nos chercheurs s’investissent à fond dans un large éventail de projets visant à combler le fossé entre les connaissances et l’action.

Ce numéro de Perspectives sur la recherche vous propose des articles sur tous ces sujets et sur d’autres cas où la recherche interdisciplinaire sur les questions autochtones à l’Université d’Ottawa produit le savoir nécessaire pour investir de façon responsable et respectueuse dans notre avenir commun.

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