Le « biohacking » et l’exploration de l’inconnu : un chercheur de l’Université d’Ottawa à l’avant-garde de la recherche cellulaire

Publié le mardi 28 février 2012

OTTAWA, le 28 février 2012 — Quelles sont les chances que l’être humain de l’avenir possède un tout nouvel organe que nous n’avons pas? On pourrait imaginer un organe doté de quatre petits poumons, d’une adresse IP et d’un compte Twitter. La recherche du professeur Andrew Pelling de l’Université d’Ottawa montre les possibilités infinies du futur post-humain.

Le chercheur, titulaire d’une chaire de recherche du Canada, est professeur adjoint aux départements de physique et de biologie. Il dirige le laboratoire Pelling qui fait partie du Centre interdisciplinaire de nanophysique de l’Université et qui explore comment les cellules réagissent à l’environnement physique en utilisant les stimulus mécaniques, topologiques et physiques pour contrôler le devenir, la différenciation et la morphogénèse des cellules.

Bien que la majeure partie de la recherche du professeur Pelling, en portant sur la détection et le traitement des maladies, vise à contribuer à la santé et la longévité humaines, ce sont les applications moins apparentes qui animent les travaux du scientifique. Unique en son genre, son labo emploie une équipe diversifiée de biologistes, physiciens, chimistes et ingénieurs qui, aux limites de la connaissance humaine, sont à l’aise d’explorer « dans le noir ».

« L’objectif ultime est de créer des organes sur mesure ou des dispositifs électroniques hybrides de bio-silicone, non pas nécessairement en vue de greffes humaines, mais à titre d’outils », explique le professeur Pelling.

Comme exemple du type de recherche « extrême » menée au labo, on trouve la génétique libre par laquelle toutes les cellules d’un échantillon, un morceau de steak par exemple, sont transformées structurellement pour créer quelque chose qui n’existe pas dans la nature.

Pour stimuler ses travaux au laboratoire, le professeur Pelling se réserve aussi du temps pour poursuivre des intérêts connexes dans le domaine du bioart – cet étrange mariage de l’imagination et des sciences « pures et dures ». Il a d’ailleurs souvent collaboré à des installations d’art et a été professeur invité à SymbioticA, un laboratoire artistique des sciences de la vie à l’Université Western Australia.

« Les frontières entre tous ces projets et disciplines deviennent de moins en moins nettes », explique le chercheur qu’anime une vive curiosité. « Il arrive souvent que mes étudiants donnent également un coup de main pour faire avancer les projets de bioart. Tout le monde s’amuse. »

Pour un aperçu plus approfondi des recherches du professeur Pelling, veuillez lire l’article « Conjuguer art et recherche cellulaire » dans le dernier numéro de la revue Perspectives sur la recherche et visionner la vidéo « L'art de la mécanique cellulaire et du « biohacking » » (en anglais).

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