Des chercheurs découvrent que le taux de vitamine D chute après une chirurgie cardiaque pédiatrique, ce qui nuit à la santé du patient

Publié le mardi 26 juin 2012

OTTAWA, le 26 juin 2013 — Aucune étude n’avait encore été consacrée à l’importance de la supplémentation en vitamine D pour les enfants atteints de cardiopathie congénitale. Or, ces dernières années, des chercheurs de l’Institut de recherche et du Programme de chirurgie cardiovasculaire du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) ont fait équipe avec le Canadian Critical Care Trials Group pour étudier les effets de la chirurgie cardiaque sur le taux de vitamine D des nourrissons et des enfants. L’article complet peut être consulté en ligne, avant la publication de juillet, sur le site de la revue Anesthesiology.

« L’importance d’un apport suffisant et de la supplémentation en vitamine D pour les nourrissons et les enfants en santé est bien établie, observe le DDayre McNally, chercheur clinique et intensiviste au CHEO et professeur adjoint au Département de pédiatrie de l’Université d’Ottawa. Nous avons maintenant des preuves solides que les enfants atteints de cardiopathie congénitale ont besoin d’augmenter considérablement leur apport de vitamine D dans les mois précédant une chirurgie. »

Ces données proviennent d’une étude portant sur 58 enfants ayant subi une chirurgie cardiaque au CHEO. L’analyse des prélèvements sanguins effectués sur les enfants à leur admission aux soins intensifs tout de suite après leur opération révèle qu’ils avaient presque tous une carence en vitamine D. D’autres tests ont permis aux chercheurs de trouver une explication. « Nos résultats montrent que presque tous les enfants ont une carence postopératoire en vitamine D parce que leur taux était à peine suffisant avant l’opération et qu’il a chuté de 40 % durant celle-ci. »

Le rôle de la vitamine D dans la croissance et la santé osseuse est bien connu. Des études récentes prétendent en outre que la vitamine D contribuerait de façon importante au bon fonctionnement du système immunitaire et d’organes comme le cœur et les poumons. Cette étude du DMcNally nous en donne la confirmation, car les patients qui affichaient un faible taux postopératoire de vitamine D nécessitaient plus souvent des thérapies de maintien en vie (médicaments pour stimuler la fonction cardiaque, usage prolongé de la ventilation assistée) et restaient plus longtemps à l’unité des soins intensifs.

Bien que ce constat d’un taux élevé de carence postopératoire en vitamine D inquiète le Dr McNally et ses cochercheurs, y voient tout de même du bon. « Les enfants et les familles qui ont participé généreusement à cette étude nous ont fourni des données importantes qui aideront peut-être la prochaine génération d’enfants à rester en meilleure santé et à récupérer plus rapidement après une chirurgie cardiaque », explique le Dr McNally. L’Institut de recherche du CHEO et le Canadian Critical Care Trials Group n’ont pas perdu de temps : ils ont déjà préparé le terrain pour une autre étude qui visera à déterminer une nouvelle approche à l’égard de la supplémentation en vitamine D pour les enfants atteints de cardiopathie congénitale.

Réalisée par le Dr Dayre McNally, le Dr Kusum Menon, le Dr Pranesh Chakraborty, Lawrence Fisher, Kathryn Williams, le Dr Osama Al-Dirbashi, Tara Girolamo, le Dr Gyaandeo Maharajh et le Dr Dermot Doherty, cette étude a été subventionnée par l’Institut de recherche du CHEO et le Département d’anesthésiologie de l’Université d’Ottawa. Le Dr McNally et l’équipe de recherche viennent de recevoir une subvention de la Fondation des maladies du cœur du Canada pour poursuivre leur programme de recherche sur la supplémentation en vitamine D pour les enfants atteints de cardiopathie congénitale.

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