Le laboratoire mixte international de chimie se tourne vers des horizons plus « verdoyants » pour les prochaines générations

Publié le mercredi 23 avril 2014

OTTAWA, le 23 avril 2014 — L’Université d’Ottawa a élargi sa présence internationale par la création d’un laboratoire international associé (LIA), en partenariat avec l’École normale supérieure de Lyon, l’Université de Lyon et le Centre national de la recherche scientifique, qui constitue le seul laboratoire mixte de chimie verte de ce genre au Canada.

Nommé FUNCAT— (pour Fundamental catalysis for green chemistry, soit catalyse fondamentale dans le domaine de la chimie verte) —, ce projet de collaboration mettra à profit l’expertise de chaque établissement d’enseignement dans le secteur de la science de la catalyse, c’est-à-dire l’utilisation de matériaux conçus pour accélérer et diriger les réactions chimiques, dans le but d’exploiter les sources d’énergie, les molécules et les matériaux renouvelables. L’unité réunira le Centre de recherche et d’innovation en catalyse (CRIC) de l’Université d’Ottawa et son homologue français, le Laboratoire de chimie, lesquels s’emploient à étudier les applications en chimie verte et l’énergie produite à partir des ressources renouvelables (par exemple, la biomasse des arbres) ainsi que la production de produits chimiques non polluants destinés à de nombreux produits de consommation.

« C’est un domaine qui intéresse de nombreuses entreprises de produits chimiques et de consommation, car tout le monde y trouve son compte. En effet, plus les produits sont écologiques, moins nous générons de déchets et plus nous améliorons notre capacité de subvenir à nos besoins à l’avenir », a déclaré le professeur R. Tom Baker, directeur du Centre de recherche et d’innovation en catalyse et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les applications de la catalyse dans le domaine de l’énergie.

« Afin de concevoir des processus chimiques améliorés et moins polluants pour notre société, nous devons comprendre à l’échelle moléculaire la façon dont le catalyseur facilite les étapes de rupture et de formation des liaisons entre les atomes afin que la réaction donne lieu à un produit utile. La combinaison d’expérience et de simulation, rendue possible grâce à cette collaboration, est essentielle pour acquérir de telles connaissances », a affirmé Philippe Sautet, directeur de l’Institut de Chimie de Lyon.

« Les établissements d’Ottawa et de Lyon sont des centres importants en matière de science de la catalyse et leur expertise est très complémentaire », a déclaré Mona Nemer, vice-rectrice à la recherche à l’Université d’Ottawa. « Cette collaboration est très susceptible d’orienter les travaux de recherche novateurs qui sont nécessaires pour assurer la transition vers un monde plus durable. »

L’entente a été signée par Allan Rock,recteur de l’Université d’Ottawa, Mona Nemer, vice-rectrice à la recherche à l’Université d’Ottawa, le professeur Jacques Samarut, président de l’École normale supérieure (ENS-Lyon) et récipiendaire d’un doctorat honorifique de l’Université d’Ottawa, Germain Gillet, vice-président de la recherche de l’Université Lyon 1 (médecine et science), ainsi que par le professeur Khaled Bouabdallah, président de l’Université de Lyon, en présence de Philippe Zeller, ambassadeur de France au Canada.

L’Université d’Ottawa a récemment ratifié deux autres ententes avec la France : l’une assure la mobilité des étudiants et étudiantes entre l’Université d’Ottawa et l’Université et l’École normale supérieure de Lyon, tandis que l’autre appuie une activité de politique publique d’envergure, à savoir l’événement D. Allan Bromley, entre l’Institut de recherche sur la science, la société et la politique publique (ISSP) de l’Université d’Ottawa et l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon.

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