Avec l’âge, les pompiers supporteraient mieux la chaleur au travail

Publié le mercredi 8 janvier 2014

OTTAWA, le 8 janvier 2014 — Les pompiers qui subissent constamment des stress thermiques au travail supporteraient de mieux en mieux la chaleur avec l’âge. En effet, selon une récente étude publiée dans le numéro de décembre du Journal of Occupational and Environmental Hygieneles pompiers expérimentés prendraient plus de temps à être incommodés par la chaleur dans des conditions de travail difficiles que les travailleurs non exposés à la chaleur dans le cadre de leurs fonctions habituelles.

« Nous avons découvert que les pompiers sentaient moins de fatigue cardiovasculaire et thermique pendant un effort physique que les autres travailleurs, ce qui laisserait supposer que la nature de leurs fonctions les aide à mieux supporter la chaleur », explique le chercheur Glen P. Kenny, professeur à l’École des sciences de l'activité physique de l’Université d’Ottawa.

L’équipe de recherche a observé des sujets âgés d’environ 51 ans, actifs physiquement, certains pompiers et d’autres non, durant des efforts intermittents déployés dans deux conditions de stress thermique. Elle voulait examiner les effets qu’une exposition répétée à des facteurs de stress thermique en milieu de travail pourrait avoir sur la température corporelle, le système cardiovasculaire et l’hydratation.

Le professeur Kenny et ses collègues n’ont noté aucune différence entre les deux sous-groupes quant au degré de fatigue cardiovasculaire et thermique ressenti. Cependant, les personnes ne travaillant généralement pas à la chaleur éprouvaient plus de stress thermique et trouvaient les tâches plus ardues physiquement que les pompiers.

« Les adultes d’un certain âge qui travaillent déjà à la chaleur sont mieux placés pour réaliser des tâches dans ces conditions que les personnes non exposées à des températures élevées dans le cadre de leurs fonctions habituelles », affirme le professeur Kenny. « Quiconque peut endurer un stress thermique pourra plus facilement accomplir des tâches ardues sans augmenter ses risques de se blesser par suite d’une détérioration de ses fonctions mentales, de sa vigilance, de sa concentration, de sa motricité et de sa coordination. »

Avant cette étude, la fatigue physiologique avait été étudiée chez les jeunes pompiers et les pompiers d’âge moyen lors d’incendies et de simulations, mais pas les réactions des pompiers plus expérimentés.

« Notre découverte est particulièrement importante, surtout à la lumière de récentes études ayant démontré que l’efficacité des mécanismes de thermorégulation diminuait avec l’âge, réduisant ainsi la capacité de travailler à des températures élevées », d’ajouter le professeur Kenny.

Il est possible de consulter l’article intégral de cette étude, subventionnée par la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail de l’Ontario.

Renseignements pour les médias

Kina Leclair
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