À la poursuite du chaînon manquant : une découverte qui pourrait améliorer le traitement du cancer et d’autres maladies

Publié le mercredi 14 novembre 2012

OTTAWA, le 14 novembre 2012 — Derrick Gibbings, professeur à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, et son équipe de recherche ont fait une découverte qui favorisera la mise au point de médicaments d’une efficacité accrue contre le cancer et des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer, de Parkinson et de Huntington. Les résultats de la recherche ont été publiés dans une édition en ligne anticipée de Nature Cell Biology (anglais seulement).

On sait depuis les dix à vingt dernières années que l’autophagie est un processus essentiel qui aide les cellules à composer avec divers types d’infections ou de maladies. « Le mot autophagie, explique le professeur Gibbings, signifie littéralement “se manger soi-même”. Il désigne un processus fascinant par lequel la cellule détecte des substances toxiques ou dangereuses à l’intérieur d’elle-même et s’en débarrasse. Nous disons parfois que c’est un peu comme si PacMan patrouillait dans chaque cellule du corps. »

Les chercheurs ont découvert que lorsqu’on inhibe l’autophagie, les niveaux de micro-ARN, qui régulent de nombreux processus dans le corps comme l’apprentissage, la croissance cellulaire et le cancer, diminuent également. Ils ont déterminé que si l’autophagie est défectueuse, elle entraîne la dégradation de protéines essentielles aux activités des micro-ARN dans la cellule, contribuant du même coup à la croissance et à la propagation du cancer. Le professeur Gibbings croit ainsi avoir découvert un lien crucial entre les problèmes d’autophagie et les micro-ARN dans les cellules cancéreuses.

« Cette découverte lie deux phénomènes qu’on croyait indépendants dans la cellule cancéreuse », a dit le professeur Gibbings. Il croit que cette information pourrait aider les compagnies pharmaceutiques à améliorer les médicaments pour le traitement du cancer.

Le professeur Gibbings travaille en collaboration avec des chercheurs de l’École Polytechnique Fédérale de Zurich, de l’Institut Pasteur et de l’Imperial College London.

Bien que l’équipe du professeur Gibbings ne se soit pas penchée sur d’autres maladies qui impliquent des anomalies de l’autophagie, ses travaux, estime le chercheur, « ouvrent une nouvelle voie à la recherche sur des affections comme la maladie d’Alzheimer, de Parkinson ou de Huntington, dans lesquelles on sait que l’autophagie ne fonctionne pas bien. Nos recherches laissent entendre que ces anomalies compromettent les activités des micro-ARN, ce qui pourrait bien contribuer de façon déterminante à la pathologie derrière ces maladies. »

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