Quel type de casque convient le mieux aux jeunes enfants qui pratiquent des activités hivernales?

Publié le vendredi 20 janvier 2012

OTTAWA, le 20 janvier 2012 — Que serait l’hiver canadien pour les enfants sans la glissade? La glissade en toboggan est une tradition qui se transmet de génération en génération. Pendant longtemps, on l’a considérée comme l’une des activités hivernales les plus sécuritaires.

Malheureusement, l’arrivée de l’hiver coïncide avec une augmentation des visites aux urgences par des jeunes qui ont subi des blessures à la tête en pratiquant des activités hivernales, dont la glissade. Le port du casque est reconnu pour réduire les risques de ce type de blessures, mais avec tous les casques offerts de nos jours, lequel devrait-on choisir? Des chercheurs de l’Université d’Ottawa et de l’Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) ont tenté de répondre à cette question. Les résultats sont publiés aujourd’hui dans le Journal of Neurosurgery: Pediatrics (en anglais).

« Lors d’activités telles que la glissade ou le ski, les enfants peuvent atteindre de très grandes vitesses », a expliqué le Dr Michael Vassilyadi, professeur agrégé au Département de chirurgie de l’Université d’Ottawa, neurochirurgien au CHEO et coauteur de cette étude. « Le risque devient disproportionné étant donné l’incapacité des enfants à se protéger eux-mêmes lors d’événements imprévus, comme une chute ou une collision avec des objets ou d’autres personnes. »

À l’heure actuelle, aucun casque récréatif certifié spécifiquement pour les activités hivernales n’est proposé sur le marché. Les parents utilisent donc ce qu’ils trouvent ou encore ne protègent pas la tête de leurs enfants. Cette étude a comparé les propriétés protectrices de trois types de casques utilisés de nos jours par les enfants de sept ans et moins. Des casques de hockey, de ski alpin et de bicyclette ont été soumis à des impacts frontaux et latéraux à des vitesses de 2, 4, 6 et 8 mètres par seconde à l’aide d’un banc d’essai d’impact par chute en laboratoire. La surface et les vitesses d’impact ont été choisies pour simuler une collision similaire à celle que pourrait subir un enfant en pratiquant la glissade.

« Nous avons défini la performance en matière de sécurité comme étant la capacité d’un casque à réduire l’accélération de la tête lors de l’impact », a indiqué Blaine Hoshizaki, professeur à la Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa, chef du Laboratoire de neurotraumatologie de l’impact et coauteur de cette étude. « Les casques sont conçus et testés pour réduire les risques de blessures à la tête. Ils ne sont pas conçus pour éliminer les blessures. Les parents doivent rester vigilants et apprendre à leurs enfants à s’amuser à l’extérieur en toute sécurité. »

Selon la vitesse de l’impact, certains types de casque offrent une meilleure protection contre les traumatismes crâniens que d’autres. Le casque de hockey offrait la meilleure protection lors d’impacts à basse vitesse (2 à 6 mètres/seconde), alors que le casque de bicyclette était le plus protecteur lors d’impacts à haute vitesse (8 mètres/seconde). Les casques de ski alpin avaient une efficacité limitée lors d’impacts, toutes vitesses confondues. Ces travaux de recherche fournissent un aperçu des limites des casques, mais confirment aussi que tous ont un effet protecteur.

Cette étude a été financée par Pensez d’Abord Canada, un organisme national sans but lucratif voué à la prévention des traumatismes crâniens et médullaires.

Pour plus d'information

Karine Proulx
Agente de relations avec les médias
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