Recherche de l’Université d’Ottawa : des parasites unicellulaires cooptent des gènes « complètement fonctionnels » à partir d’un hôte

Publié le mercredi 18 juillet 2012

OTTAWA, le 18 juillet 2012 — Deux espèces de parasites unicellulaires ont coopté des gènes « complètement fonctionnels » à partir d’autres organismes qui leur ont permis d’exploiter leurs propres hôtes de manière significative, selon une nouvelle étude de chercheurs de l’Université d’Ottawa et de l’Université de la Colombie-Britannique.

Une partie d’un groupe de microbes parasitiques appelés Microsporidia, Encephalitozoon hellem et Encephalitozoon romaleae, est apparentée aux champignons et est présente dans les intestins des vertébrés. Chez les humains, ces parasites sont associés aux personnes immunodéficientes.

L’équipe de chercheurs a identifié six gènes dans ces parasites qui sont absents de toute autre microsporidie. Plutôt que d’hériter lentement de ces gènes particuliers, E. hellem et E. romaleae les ont acquis directement d’autres organismes, y compris de leur hôte. Cette suite de gènes est impliquée dans la production de folate, un composant qui stimule la division et la croissance des cellules et qui n’est pas produits par leurs hôtes.

« La découverte de ces gènes met en lumière la capacité étonnante qu’ont les génomes de parasites mêmes les plus réduits à améliorer leur métabolisme par l’acquisition de plusieurs gènes qui créent de nouvelles voies, peut-être en leur permettant de s’adapter rapidement à de nouveaux hôtes », explique Nicolas Corradi, professeur adjoint au Département de biologie de l’Université d’Ottawa. 

Les détails à ce sujet sont publiés cette semaine dans la revue en ligne PNAS Early Edition (en anglais seulement).

Pour plus d'information

Néomie Duval
Agente des relations médias
Bureau : 613-562-5800 (2981)
Cellulaire : 613-863-7221
neomie.duval@uOttawa.ca

Haut de page