Des chaires de recherche pour souligner l’excellence en matière de santé, d’environnement et de droit à l’Université

Publié le lundi 3 décembre 2018

 Luke Copland, Daniel Figeys, Nafissa Ismail, Ronald Labonté, Marie-Eve Sylvestre et Chibuike Udenigwe

[De gauche à droite : les professeurs Luke Copland, Daniel Figeys, Nafissa Ismail, Ronald Labonté, Marie-Eve Sylvestre et Chibuike Udenigwe]

L’Université d’Ottawa est fière d’annoncer l’octroi de trois chaires de recherche de l’Université (CRU) ainsi que le renouvellement d’une CRU pour souligner des réalisations exceptionnelles en recherche. Elle est également heureuse d’attribuer, pour la première fois, deux chaires de recherche éminentes (CRÉ) qui reconnaîtront les titulaires de chaires de recherche du Canada (CRC) de niveau 1 qui ont complété deux mandats consécutifs à l’Université.

« La recherche en santé, en environnement et en droit est d’une importance stratégique à l’Université d’Ottawa, de souligner Sylvain Charbonneau, vice-recteur à la recherche. « L’attribution de ces chaires permettra à des chercheuses et chercheurs chevronnés de poursuivre sur leur belle lancée dans ces domaines de recherche. »

Les titulaires des trois chaires de recherche de l’Université sont :

Nafissa Ismail (Faculté des sciences sociales) – Chaire de recherche de l’Université sur le stress et la santé mentale

Nafissa Ismail cherche à comprendre pourquoi les adolescents sont plus susceptibles de développer des problèmes de santé mentale. En travaillant auprès de personnes de sexe féminin et masculin ainsi que de modèles murins, elle analyse l’incidence de l’âge et du sexe sur la réaction au stress et sur les changements cérébraux attribuables au stress pendant la puberté/l’adolescence. Ses recherches visent aussi à cerner l’influence du microbiote intestinal sur la réaction physiologique au stress et sur la neurochimie cérébrale.

Marie-Eve Sylvestre (Faculté de droit, Section de droit civil)Chaire de recherche de l’Université sur le droit, les politiques pénales et la régulation des personnes marginalisées

Marie-Eve Sylvestre documente et analyse l’impact des politiques pénales et des pratiques punitives contemporaines sur les personnes pauvres et marginalisées. La chaire comporte deux axes principaux. Le premier porte sur la criminalisation des problèmes sociaux et la régulation des populations pauvres et marginalisées. Le second se concentre sur les mesures de rechange à la judiciarisation et la criminalisation dans une perspective de réforme du droit et de justice sociale.

Chibuike Udenigwe (Faculté des sciences de la santé) – Chaire de recherche de l’Université sur les propriétés des aliments et la biodisponibilité des nutriments

Chibuike Udenigwe étudie la chimie, les qualités nutritionnelles et les bienfaits pour la santé des protéines et peptides alimentaires. Il désire intensifier la recherche sur l’emploi des protéines végétales, consolider des partenariats entre le secteur privé et le milieu universitaire, et former des personnes hautement qualifiées sur les nouvelles applications des protéines végétales dans l’industrie de l’alimentation.

Le titulaire de la chaire de recherche de l’Université renouvelée est :

Luke Copland (Faculté des arts) – Chaire de recherche de l’Université en glaciologie

Les recherches de Luke Copland portent sur les interconnexions entre les récents changements, les forces dynamiques et le bilan de masse des glaciers à l’échelle du Nord canadien. En s’appuyant sur des données obtenues par télédétection et sur le terrain, il continuera de cerner les facteurs qui agissent sur le déplacement des glaciers afin de comprendre l’évolution de ces derniers dans un climat en proie au réchauffement. Ses observations l’amèneront aussi à déterminer les facteurs qui façonnent la création des glaciers et leur dérive.

Les titulaires des chaires de recherche éminentes sont :

Ronald Labonté (Faculté de médecine) – Chaire de recherche éminente sur la mondialisation et l’équité en santé

Ronald Labonté s’intéresse au rôle de la mondialisation en tant que déterminant social de l’équité en santé à même les nations et entre ces dernières. Ses recherches évaluent pourquoi certains pays sont plus mal en point sur les plans de l’économie et de la santé, tandis que d’autres s’en tirent mieux. Elles examinent aussi les enjeux intrinsèquement internationaux qui jouent un rôle sur les inégalités en matière de fardeau des maladies et de débouchés en santé, tant pour les individus que pour les pays.

Daniel Figeys (Faculté de médecine) – Chaire de recherche éminente en protéomique et en biologie des systèmes

Daniel Figeys met au point de nouvelles techniques et des méthodes inédites axées sur la biologie des systèmes pour s’attaquer aux processus biologiques et aux maladies les plus complexes. Il travaille notamment à mettre au point des essais pour étudier les effets de différents traitements sur le microbiome (soit les micro-organismes qui vivent à l’intérieur du corps humain ou sur celui-ci, tels que les bactéries) et à les mettre en application pour étudier la réaction du microbiome humain à différents médicaments et composés.

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