L’Université récompense le travail exceptionnel de deux jeunes chercheuses

Beverly Baker et Anne Broadbent

Par Valérie Charbonneau

L’Université d’Ottawa est heureuse d’attribuer le prix Jeune chercheuse ou chercheur de l’année à Beverly Baker, directrice, Évaluation des langues et professeure agrégée à l’Institut des langues officielles et du bilinguisme (ILOB), et à Anne Broadbent, professeure agrégée à la Faculté des sciences et titulaire de la Chaire de recherche de l’Université en traitement de l’information quantique.

« Les professeures Beverly Baker et Anne Broadbent reçoivent ce prix pour leurs réalisations exceptionnelles en recherche, en début de leur carrière, souligne Sylvain Charbonneau, vice-recteur à la recherche. Ces deux jeunes chercheuses font preuve de créativité et d’innovation afin de repousser les frontières du savoir en linguistique et en mathématiques. »

 

Beverly Baker

La recherche en évaluation linguistique

Les tests de langue seconde peuvent être lourds de conséquences. Ils sont critiques dans les processus d’immigration et d’agrément professionnel, par exemple. Mais ces tests ont parfois leurs limites. Beverly Baker, chef de file mondialement reconnue dans le domaine de la recherche en évaluation linguistique et le perfectionnement des enseignants, est notamment spécialiste de ce champ de recherche.

« L’utilisation éthique et défendable des outils d’évaluation linguistique, que ce soit par les enseignants en classe ou pour la prise de décision normalisée à grande échelle comme l’admission à l’université et l’agrément professionnel, est l’une de mes passions, explique-t-elle. Contribuer au perfectionnement des enseignants est une autre de mes spécialisations. »

La professeure Baker travaille effectivement sur le terrain avec des apprenants et des professeurs de langue. Elle a notamment collaboré avec des infirmières du Québec à la conception d’un outil de formation qui les aide à communiquer avec leurs patients anglophones.

Beverly Baker entourée de jeunes élèves Haïtiens

La professeure Beverly Baker travaille actuellement avec des enseignants haïtiens dans une communauté d’apprentissage professionnelle pour codévelopper du matériel pédagogique qui reflète leur culture et leur réalité.

« J’ai également travaillé avec une éducatrice autochtone pour documenter la façon magistrale dont elle évalue la langue mi’kmaq de ses élèves en classe et sur le terrain dans le cadre d’un programme axé sur la nature. De plus, je travaille actuellement avec des enseignants haïtiens dans une communauté d’apprentissage professionnelle pour codévelopper du matériel pédagogique qui reflète leur culture et leur réalité », conclut la chercheuse.

 

Anne Broadbent

La sécurité informatique à l’ère du calcul quantique

Faire des transactions bancaires sur une application ou stocker des photos, des documents et des courriels privés sur un serveur infonuagique sont pratique courante. Ces actions quotidiennes exigent néanmoins d’accorder une confiance presque aveugle au système informatique qu’on utilise. À l’ère où les transactions numériques se multiplient, la sécurité informatique est essentielle à la protection des données personnelles des utilisateurs.

La professeure Anne Broadbent, chercheuse interdisciplinaire mondialement reconnue pour ses brillants travaux de recherche en mathématiques, se consacre depuis quelques années à mettre au point des systèmes de chiffrement reposant sur la théorie de l’information et de la cryptographie quantiques. Son objectif : concevoir un système de chiffrement avancé qui permettrait d’assurer la sécurité informatique à un niveau jusqu’ici inatteignable.

« La cryptographie quantique permet des systèmes de chiffrement dont les fondements de sécurité sont basés sur les principes de la mécanique quantique, explique la chercheuse. Elle se démarque ainsi des méthodes de chiffrement utilisées couramment sur Internet, qui sont seulement sécuritaires si la personne qui voudrait déjouer les systèmes a une puissance de calcul limitée ».

Dans l’ensemble, les méthodes courantes servant à chiffrer un message ne sont pas totalement sécuritaires. Par exemple, si quelqu’un intercepte un message et essaie de le déchiffrer, il pourra y arriver rapidement s’il utilise un ordinateur avec une puissance égale ou supérieure à celui qui aura servi au chiffrement original.

L'étudiant au doctorat, Sébastien Lord

Anne Broadbent et son étudiant au doctorat Sébastien Lord ont récemment découvert une façon d’encoder des messages secrets qui prévient la copie d’un message original volé et empêche son décryptage.

Les ordinateurs quantiques permettent toutefois d’envoyer des messages plus sécurisés, le codage quantique étant rendu possible grâce au traitement de l’information à l’échelle atomique. C’est ainsi que la professeure Anne Broadbent et son étudiant au doctorat Sébastien Lord ont récemment découvert une façon d’encoder des messages secrets qui prévient la copie d’un message original volé et empêche son décryptage.

Le prix Jeune chercheuse ou chercheur de l’année, décerné par le Cabinet du vice-recteur à la recherche, souligne l’excellence en recherche et enseignement des lauréats dans les catégories sciences sociales et humaines, et sciences pures et appliquées. Il s’accompagne d’une bourse de recherche de 10 000 $.

 

Photos principales : Valérie Charbonneau

 

 

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