Une première en droit canadien

Publié le jeudi 21 juin 2018

Le professeur Larocque se tient debout devant le pavillon Tabaret

François Larocque est titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie canadienne en droits et enjeux linguistiques.

par Valérie Charbonneau

L’Université d’Ottawa est fière d’octroyer la Chaire de recherche sur la francophonie canadienne en droits et enjeux linguistiques au professeur François Larocque de la Faculté de droit, Section de common law.

« Pour la toute première fois à l’échelle nationale, une faculté de droit reçoit une chaire de recherche sur la francophonie canadienne, explique François Larocque. Il n’existait encore, à ce jour, aucune chaire de recherche sur les droits linguistiques et la protection juridique des communautés culturelles. »

La protection du français et des langues autochtones

Le professeur Larocque et son équipe veulent faire avancer la recherche et influencer la réflexion sur la question de la protection juridique des communautés linguistiques minoritaires et de leurs institutions. La protection du français hors Québec les intéresse tout particulièrement, de même que la préservation des langues autochtones.

« L’adoption par l’Ontario du projet de loi sur le bilinguisme officiel à la Ville d’Ottawa est une victoire importante pour le milieu minoritaire. De même, il existe un souci sincère de la part du gouvernement fédéral de protéger et d’assurer la vitalité des langues autochtones. Notre chaire de recherche s’intéresse particulièrement à l’élaboration et l’interprétation des normes constitutionnelles, législatives et jurisprudentielles afférentes aux statuts et droits du français, de l’anglais, mais également des langues autochtones », soutient-il.

Ses travaux de recherche portent sur les enjeux linguistiques actuels qui touchent la vie des Canadiennes et des Canadiens. Ils contribuent à l’avancement des connaissances dans le domaine et font cheminer l’application du droit dans le système de justice canadien.

« Cette nouvelle chaire de recherche est ancrée dans l’action et l’expérience », souligne Sylvain Charbonneau, vice-recteur à la recherche. « Les retombées de cette chaire et les collaborations pancanadiennes dont elle bénéficiera contribueront au débat public sur la protection des langues officielles et des langues autochtones devant les tribunaux et les comités sénatoriaux. Elles permettront ainsi de faire progresser les connaissances dans ce domaine de recherche stratégique pour l’Université d’Ottawa. »

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