La Société royale du Canada accueille 11 chercheuses et chercheurs de l'Université d'Ottawa

Publié le mardi 10 septembre 2019

Un nombre record de chercheuses et de chercheurs de l’Université d’Ottawa ont été nommés membres de la Société royale du Canada (SRC). Cette année, sept membres du corps professoral ont remporté la plus haute distinction qui puisse être accordée à un savant, à un scientifique ou à un artiste au Canada.

De plus, quatre chercheurs ont été accueillis au sein de la sixième cohorte du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science de la SRC, lequel reconnaît les chefs de file émergents parmi les chercheurs.

« L’Université d’Ottawa est fière qu’un si grand nombre de ses chercheuses et chercheurs soient reconnus par la Société royale du Canada pour leur excellence scientifique », a déclaré Sylvain Charbonneau, vice-recteur à la recherche. « J’aimerais féliciter les nouveaux membres pour leur nomination, laquelle souligne leur dévouement à repousser les limites du savoir dans leur domaine de recherche respectif. »

 

Membres de la Société royale du Canada

Peter Beyer, Kym Boycott, Robert Boyd, Gilles Comeau, Jeremy Grimshaw, Errol Mendes et Sanni Yaya

De gauche à droite : Peter Beyer, Kym Boycott, Robert Boyd, Gilles Comeau, Jeremy Grimshaw, Errol Mendes et Sanni Yaya

Peter Beyer (Faculté des arts) du Département d’études anciennes et de sciences des religions est l’un des plus grands experts du monde sur la relation entre les religions et la mondialisation. Ses recherches ont donné lieu à des découvertes révolutionnaires dans les domaines de la diversité religieuse et culturelle au Canada, de l’expression de la religion chez les immigrants ainsi que de l’histoire de la religion au Canada anglais et français. Son travail de pionnier lui a valu une importante reconnaissance internationale.

Kym Boycott (Faculté de médecine) est professeure, chercheuse principale à l’Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en solutions santé sur mesure pour les personnes atteintes de maladies rares. Elle utilise l’approche de séquençage génomique pour lire le code génétique et cerner les causes derrière les maladies rares chez les enfants. Généticienne médicale de renommée, elle dirige un consortium canadien de cliniciens et de scientifiques qui se consacrent à la détection de gènes liés à des centaines de maladies rares et espère incorporer le séquençage génomique aux diagnostics de routine et aux soins aux patients. Les remarquables recherches des membres du consortium et de la Dre Boycott ont mené à la découverte de 150 nouveaux gènes pathologiques, ce qui a permis de poser un diagnostic chez des milliers de patients.

Robert Boyd (Faculté des sciences) est professeur au Département de physique et à l’École de science informatique et de génie électrique. Il est lauréat de la Chaire d’excellence en recherche du Canada en optique non linéaire quantique. Ses travaux de recherche et d’enseignement en physique optique sont axés sur l’optique non linéaire, en particulier sur l’imagerie quantique, les dispositifs photoniques et la propagation « lente » ou « rapide » de la lumière. L’objectif de ses recherches est d’élaborer une nouvelle technologie d’imagerie qui offrirait à la communauté médicale, entre autres, la capacité de capturer des images d’un niveau de détail et d’une qualité sans précédent, contribuant ainsi à l’amélioration de la santé et de la qualité de vie.

Gilles Comeau (Faculté des arts) est professeur à l’École de musique, où il dirige un laboratoire de recherches multidisciplinaires en pédagogie du piano. En intégrant des recherches issues de domaines aussi variés que la psychologie, les sciences informatiques, l’ingénierie biomédicale, les neurosciences, l’audiologie et la médecine, le professeur Comeau a développé son champ d’expertise en le structurant dans un véritable cadre scientifique. Il a ainsi largement contribué à l’avancement des connaissances portant, entre autres, sur la lecture musicale, les blessures liées à la pratique d’un instrument de musique, l’enseignement du piano à l’aide de la technologie et l’anxiété de la performance.

Jeremy Grimshaw (Faculté de médecine) est professeur au Département de médecine et à l’École d’épidémiologie et de santé publique, chercheur principal à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le transfert et l’assimilation des connaissances dans le domaine de la santé. Ses recherches novatrices en science de l’application des connaissances ont contribué à combler l’écart entre la recherche et les soins cliniques et à améliorer les prestations de soins et les systèmes de santé au Canada, en Australie et en Europe. Les travaux du professeur Grimshaw ont notamment aidé à améliorer la gestion des services infirmiers pour les patients ayant subi un accident vasculaire cérébral aigu, en accroissant la probabilité de leur retour à domicile et de leur survie quatre ans après leur AVC.

Errol Mendes (Faculté de droit, Section de common law) est professeur et avocat. Ses domaines d’intérêt en recherche et en enseignement sont, entre autres, le droit constitutionnel, les droits de la personne, le droit international et la gouvernance. Auteur ou éditeur de 11 ouvrages, le professeur Mendes a offert une perspective unique dans son champ d’expertise aux gouvernements, à des sociétés, à la Cour pénale internationale et aux Nations Unies sur les enjeux internationaux les plus difficiles, comme le renforcement des droits de la personne, la primauté du droit, la lutte contre les atrocités de masse et la promotion de l’égalité et de la non-discrimination.

Sanni Yaya (Faculté des sciences sociales) est professeur à l’École de développement international et mondialisation. Spécialiste de réputation internationale, le professeur Yaya est un pionnier et un chercheur chevronné qui a apporté des contributions exceptionnelles dans trois domaines : l’économie de la santé, le financement de la santé dans les pays du Sud et les inégalités de santé maternelle et infantile qui y prévalent. Grâce à ses travaux, il a réussi à replacer la santé dans le champ des sciences sociales et à la ramener au centre des débats sur le développement international.

 

Membres du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science

Denis Lacelle, Katey Rayner, Christine Straehle et Vincent Tabard-Cossa.

De gauche à droite : Denis Lacelle, Katey Rayner, Christine Straehle et Vincent Tabard-Cossa

Denis Lacelle (Faculté des arts) est professeur au Département de géographie, environnement et géomatique et se spécialise dans le pergélisol et les conditions des glaces souterraines de l’Arctique et de l’Antarctique. Le groupe de recherche du professeur Lacelle a mis au point un modèle numérique de la couche des glaces souterraines et de son évolution dans les 30 premiers mètres du pergélisol, ce qui permettra de jeter les bases de la première carte glaciaire quantitative de l’Arctique canadien. Les résultats de ce travail de recherche seront très utiles aux communautés nordiques, aux décideurs et aux modélisateurs en climatologie.

Katey Rayner (Faculté de médecine) est professeure au Département de biochimie, microbiologie et immunologie et chercheuse à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. Sa recherche est axée sur les causes sous-jacentes des maladies du cœur, comme l’inflammation vasculaire, et va au-delà des facteurs de risques habituels, comme le cholestérol ou l’hypertension. De plus, son équipe cherche à découvrir de nouveaux gènes à l’origine des maladies du cœur et tente de trouver une façon d’utiliser les micro-acides ribonucléiques (micro-ARN) pour traiter les maladies cardiométaboliques dans le futur.

Christine Straehle (Faculté des sciences sociales) est professeure à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales. Ses recherches portent sur l’éthique de la migration, les questions de justice mondiale et les concepts de la vulnérabilité et de l’autonomie dans la philosophie morale. Elle est également une experte reconnue en matière de bioéthique et d’éthique de la santé publique et se concentre sur l’accès aux soins de santé et la distribution des ressources médicales à l’échelle nationale et mondiale.

Vincent Tabard-Cossa (Faculté des sciences) est professeur au Département de physique et directeur du laboratoire de biophysique appliquée à l’échelle des molécules individuelles. Son programme de recherche a permis de développer des méthodes et des outils à l’échelle nanoscopique pour étudier le comportement individuel des molécules biologiques, comme l’ADN ou les protéines, de façon purement électronique. Avec des applications en médecine de précision et dans le stockage d’information numérique, les recherches du professeur Tabard-Cossa sont vouées à avoir un impact majeur sur le quotidien des Canadiennes et des Canadiens.

La Société royale du Canada accueillera ces chercheuses et ces chercheurs lors d’une cérémonie qui se déroulera à Ottawa en novembre. Avec cette nouvelle cohorte, l’Université d’Ottawa compte à présent 117 membres au sein de la Société royale du Canada et 24 membres au sein du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science.

Lire le communiqué de la Société royale du Canada.

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