Marie-Blanche Tahon

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Marie-Blanche Tahon

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Courriel professionnel : mbtahon@uOttawa.ca

Marie-Blanche Tahon

Biographie

Faculté des sciences sociales
Département de sociologie et d'anthropologie

Portée de la recherche

  • Les repères fournis par la sociologie et l'anthropologie pour appréhender la famille aujourd'hui
  • L'approche socio-anthropologique de la famille au regard de l'égalité des sexes et de l'égalité des sexualités
  • La filiation comme institution d'entrée dans la citoyenneté (via l'état civil, forcément laïc)

Pertinence de la recherche

La loi 84, qui institue l'union civile et établit de nouvelles règles de filiation, votée à l'Assemblée nationale du Québec (2002) et la loi C-38, qui définit le mariage comme l'union de deux personnes (2005) impliquent de penser à nouveaux frais les règles qui encadrent la famille, au-delà du couple. À leur corps défendant, ces nouvelles lois imposent un questionnement sur la pluriparentalité. Ce qui n'est pas chose aisée au regard de la tradition honnie et pourtant récupérée par leurs promoteurs : le droit des enfants à avoir deux parents. Pour alimenter la réflexion sur le chantier à ouvrir quant à une redéfinition du droit en matière familiale, un retour sur la théorie s'impose.

Famille et politique en théorie sociologique

Depuis vingt-cinq ans, la sociologie de la famille a connu une expansion importante, tant au plan de la recherche empirique que du questionnement théorique et méthodologique. Sous la prise en compte de la poussée de l'individualisme qui marque la société contemporaine, de nombreuses approches actuelles de la famille tendent à réduire les rapports sociaux à des relations interindividuelles conçues sur un mode contractuel, voire à une psychologisation des rapports familiaux, dans l'omission de la distinction à opérer entre privé et domestique. En articulant le questionnement sur les transformations de la famille au processus politique de l'égalité, Marie-Blanche Tahon privilégie une perspective qui s'inspire de la remarque de Pierre Bourdieu selon laquelle "la sociologie de la famille, si souvent livrée aux bons sentiments, pourrait n'être qu'un cas particulier de la sociologie politique".

De façon plus spécifique, le programme de recherche comprend trois projets d'écriture. Le premier vise à revisiter les œuvres de Claude Lévi-Strauss, de Françoise Héritier et de Pierre Bourdieu quant aux "invariants" anthropologiques, à l'heure du croisement de l'égalité des sexes et de l'égalité des sexualités. Le deuxième tend à retracer l'importance accordée à la famille dans l'histoire de la sociologie. Il attache une attention particulière à la manière dont les "pères fondateurs" et leurs descendants ont pensé la famille dans son articulation aux rapports de sexe. Le troisième se traduit par une mise à jour de La famille désinstituée publié en 1995, qui a déjà reçu un accueil très favorable de part de la communauté universitaire francophone.

Récompenses et réalisations

  • Responsable du 4e Congrès international de recherches féministes dans la francophonie plurielle (Université d'Ottawa, juillet 2005).
  • Récipiendaire de plusieurs subventions de recherche externes (CRSH) et internes.
  • Directrices de 3 recherches post-doctorales.
  • Auteure de La famille désinstituée. Introduction à la sociologie de la famille (1995) ; Algérie. La guerre contre les civils (1998) ; Sociologie des rapports de sexe (2003) ; Vers l'indifférence des sexes ? Union civile et filiation au Québec (2004).
  • Co-auteure de L'État nourricier. Mexique/Algérie (1988)
  • Co-directrice d'édition de Les autres marxismes réels (1985) ; L'Italie. Le philosophe et le gendarme (1986) ; La radicalité du quotidien(1987) ; Famille et fragmentation (2000) ; Le Deuxième sexe. Une relecture en trois temps 1949-1971-1999 (2001) ; Générations (2005).
  • Auteure de 45 chapitres de livre, 54 articles de revue et 113 communications scientifiques.
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