Un exemple de persévérance en sciences malgré la COVID-19… et bien d’autres embûches!

Publié le lundi 22 mars 2021

Une photo de Daniela Quintero

 

Pour Daniela Quintero, une chercheuse et étudiante internationale, la COVID-19 a entraîné la perte de son père. Cette situation a testé la persévérance de la candidate au doctorat en géologie originaire du Mexique, qui étudie le rôle des bactéries dans la formation de minéraux dans les milieux naturels.

Le cheminement de Daniela vers l’obtention de son doctorat (sous la supervision de la professeure Danielle Fortin) a été une course à obstacles, ponctuée d’un incendie dans l'immeuble où elle résidait et de deux urgences médicales. En septembre dernier, « j’ai entendu mon père tousser au téléphone; deux semaines plus tard, il allait vraiment très mal. J’ai sauté dans l’avion pour Los Angeles afin de prendre soin de lui », précise Daniela, qui a ensuite dû rester en Californie et gérer d’autres affaires familiales après le décès de son père.

Daniela a pu compter sur le soutien de la professeure Fortin et de son groupe de recherche, et aussi sur celui de la Faculté des sciences. Grâce à une lettre signée du vice-doyen aux études supérieures, elle a conservé son statut d’étudiante internationale même si elle était à l’étranger. Elle est aussi demeurée en constante communication avec sa directrice de thèse, ce qui lui a permis d’accompagner sa famille dans le deuil tout en poursuivant le défi de rédiger sa thèse. « Il a fallu faire preuve de patience et trouver des moyens de répondre aux exigences universitaires. Des pairs ont été mandatés pour faire le lien entre les expériences réalisées en laboratoire, les données et Daniela. Elle a fait tout le travail; elle mérite qu’on lui offre les conditions nécessaires pour atteindre son objectif », affirme sa directrice.

Daniela s’est toujours sentie traitée équitablement au sein du laboratoire de recherche en géomicrobiologie. Elle a beaucoup appris en collaborant avec des doctorantes et doctorants dont les sujets de recherche étaient similaires au sien. « La création d’un laboratoire inclusif repose en grande partie sur la mise en place de projets communs et d’un espace de discussion », explique la professeure, dont le groupe de recherche a déjà compté des membres parlant jusqu’à huit langues différentes.

Selon Fortin, « La diversité des cheminements et des disciplines nous aide à comprendre qu’il existe différentes façons d’aborder la science et de résoudre des problèmes. » Pour la professeure et la chercheuse doctorale, c’est en réfléchissant ensemble aux solutions et en aidant les femmes à persévérer et à faire entendre leur voix que nous ferons des sciences un domaine plus inclusif.

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Par Diego Herrera, Conseiller en EDI pour la recherche

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