Histoires d'ÉDI inspirantes : Le laboratoire de recherche APEAL

Publié le mercredi 20 janvier 2021

 

À la fin de 2020, le laboratoire de recherche APEAL de l’École d’épidémiologie et de santé publique a lancé son code de conduite et de valeurs. Deux de ses chercheuses, Zahra Clayborne, doctorante, et Mila Kingsbury, Ph.D., sont à la tête de ce processus mené avec la participation d’autres membres du laboratoire, dont le directeur, le professeur Ian Colman, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’épidémiologie en santé mentale. Le code, qui vise à créer un environnement inclusif, offre des outils de sensibilisation aux microagressions et donne des moyens de les éviter. Il s’accompagne de matériel de référence utile, de dix règles pour créer un laboratoire antiraciste, d’un glossaire de termes permettant de rendre les laboratoires de recherche plus équitables et ouverts à la diversité ainsi que de ressources sur le racisme en épidémiologie et en recherche, le sexisme et la santé mentale.

Zahra Clayborne souhaitait participer à la mise sur pied du code de conduite, car elle a été victime de discrimination et de biais scientifiques en tant que femme de couleur en contexte universitaire. Selon elle, le laboratoire veut « souligner le fait que nous travaillons dans un environnement de recherche qui encourage la collaboration, l’inclusion, la diversité et l’équilibre travail-vie personnelle, des éléments essentiels à la conduite de recherches efficaces aux retombées importantes ».

Pour sa part, le professeur Colman voit le code comme une occasion d’utiliser sa « position d’homme blanc privilégié pour aider les autres à se sentir inclus et considérés ». Il ajoute : « Nous espérons qu’en publiant ces valeurs, les membres du laboratoire seront plus motivés et mieux disposés à faire part de leurs idées. La recherche a tout à gagner si les gens ont le sentiment de faire partie d’une équipe, car le travail d’équipe est une composante essentielle du succès en recherche. »

Le laboratoire APEAL a également organisé de nombreuses activités virtuelles afin de permettre à ses membres de créer des liens; la plus récente était un jeu-questionnaire intitulé « Trivia in the Time of COVID ». Ces activités permettent aux membres de s’amuser hors du contexte universitaire, en plus de favoriser leur bien-être, car certains d’entre eux travaillent de la maison pendant la pandémie.

Le laboratoire tient à jour son site Web et est actif sur les médias sociaux afin de rendre accessible la recherche sur la santé mentale. En rendant la recherche plus accessible et en publiant leur code sur le site Web, les membres espèrent créer une culture de laboratoire diversifiée et inclusive, qui comprend des femmes ainsi que des membres de la communauté LGBTQ et de minorités visibles.

Il est important pour le professeur Colman d’assurer cette représentation dans le cadre de recherches en santé mentale. Des membres de communautés sous-représentées, lesquelles souffrent de façon disproportionnée de troubles de santé mentale, pourraient en effet être particulièrement intéressés à mener des recherches dans le domaine.

N’hésitez pas à faire part au Service de la gestion de la recherche d’autres initiatives qui appuient la culture de l’EDI (équité, diversité et inclusion) en recherche. Envoyez-nous votre histoire d’EDI inspirante.

 

Haut de page