Histoires inspirantes en EDI : Le parcours d’une chercheuse en mathématiques et ancienne réfugiée

Publié le mercredi 10 mars 2021

Une photo de Masoomeh Akbari et de la profeseure Mateja Šajna

 

Si être une femme de science est un défi, être en plus une étudiante internationale et une ancienne réfugiée de guerre travaillant en mathématiques exige une détermination et un appui exceptionnels. C'est le cas de Masoomeh Akbari, étudiante afghane au doctorat en mathématiques et statistique dirigée par la professeure Mateja Šajna. Arriver à ce point a été un processus complexe dans lequel le rôle de modèle et de mentore de sa directrice de thèse s’est avéré crucial.

En Afghanistan, « aller à l’école est un rêve pour de nombreuses filles », déclare Masoomeh Akbari. Elle a fui la guerre pour venir en Iran avec sa famille et est devenue réfugiée en 1998, un statut qu’elle a conservé pendant 16 ans. Après plusieurs années où l’éducation lui a été interdite, une réforme politique lui a permis, ainsi qu’aux autres personnes réfugiées , de s’inscrire à l’école puis à l’université en tant qu’étudiante internationale. Masoomeh Akbari y a découvert sa passion pour les mathématiques : « J’étais douée pour ça et j’aimais ça. »

Cette passion, le manque d'opportunités pour les réfugiées et réfugiés diplômés en Iran ainsi que la liberté et la stabilité que le Canada représentait pour elle l’ont motivée à contacter la professeure Šajna en 2017 pour évaluer la possibilité de devenir son étudiante de maîtrise. « J’ai apprécié sa sincérité et sa détermination, et j’ai senti que je pouvais aider quelqu’un à avoir une vie meilleure grâce aux mathématiques », dit la professeure.

Les fonds ont été le principal obstacle à l’inscription de Masoomeh Akbari en tant qu’étudiante internationale à la maîtrise. Après plus d’un an de recherche d’options et de rédaction de demandes de subventions, l'engagement de la professeure a permis à Masoomeh de devenir la première étudiante en mathématiques et de deuxième cycle à travailler comme stagiaire à Shopify sous l’égide du programme Accélération de Mitacs.

Ce partenariat industriel a été fort utile. « Masoomeh a apporté de l’inspiration, de la résilience et de la persévérance à notre département », explique la professeure Šajna, qui considère la direction de thèse comme une « relation transformatrice qui comprend de nombreux aspects subtils », notamment le renforcement de la confiance des étudiantes et étudiants et de leur famille, surtout lorsqu’ils ont vécu la guerre.

La professeure Šajna estime qu’il faut mettre en place des mesures supplémentaires, telles que d’autres partenariats, bourses et fonds de recherche, pour encourager davantage les femmes de différentes origines dans le domaine des sciences. Pour sa part, Masoomeh Akbari est reconnaissante et croit que les chercheuses doivent avoir confiance en elles et faire preuve de créativité pour trouver des possibilités d’avancement professionnel.

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